Elle commence dès les premier pas dans le
sous-bois, où la fraîcheur
est reposante en plein été. La descente est graduelle et l'on
peut y découvrir ou redécouvrir plus de 70 espèces
de plantes.
Au fur et à mesure que l'on descend, la rumeur
de la rivière
délivrée des ténèbres monte, encore invisible, mais soudain,
l'Alcôve apparaît dans toute sa splendeur, un véritable monument
de la nature.
On longe, puis on traverse la rivière en suivant un sentier horizontal. On arrive dans ce que les géologues appellent « une reculée karstique » et que les poètes dénomment un « Bout du Monde » c'est-à-dire un vaste demi-crique dans lequel naît, ou ici « renaît » une source.
Les parois du demi-crique sont absolument verticales, soit très inclinées et hautes de 70 à 120 mètres .
Royaume de l'érosion, l'Alcôve est ravinée, tourmentée mais aussi auréolée de verdure. La lumière du soleil, toujours indirecte, joue avec l'écume de l'onde. Une blancheur bouillonnante, d'où s'échappe de la poudre d'eau irisée, s'écoule dans un gour aux reflets d'émeraude.
Nous suivons le guide et entrons dans la rivère souterraine.
Nous circulons sur une étroite corniche travaillée pour y inscrire
le sentier de la visite.
Nous surplombons la première cascade souterraine, appelée "Cascade de l'Echelle",
le bruit de la chute d'eau est alors assourdissant et on a l'impression que la
roche
vibre.
Le visiteur circule agréablement en rive droite, au dessus d'un étroit canal
où l'eau scintille. Nous sommes dans la Grande Diaclase , longue de 130 mètres
. Les voutes de la galerie mesurent près de 60 mètres .
Au terme de la Diaclase , on arrive au bout de « quai » à la Salle du Havre où s'étend
un petit gour. Après quelques marches nous arrivons sur une corniche supérieure
à 25 mètres de haut,
on surplombe
l'onde souterraine s'écoulant bruyamment tout en sautant deux cascades bien éclairées.
A noter dans les parois et à des hauteurs différentes les étroites portes d'entrées
de nombreux labyrinthes. Une passerelle se présente, hardiment jetée en travers
du grand canyon au fond duquel chemine la Rivière Martel : on embrasse du regard
de chaos rocheux du Pas du Diable. Circulant désormais en rive gauche et toujours à la
faveur d'un sentier en corniche, on parvient à la Salle du Repos.
Après cet aspect notable, où la rivière fait un coude brusque, nous évoluons
dans une grosse conduite d'eau forcée, au terme de laquelle le cours principal
du Bonheur ou Bramabiau souterrain est abandonné, pour prendre pied dans la pittoresque
Galerie du Filon, et rejoindre un carrefour. Il s'agit d'un filon de fer et de
barytine. Des mouchetures d'un blanc laiteux de ce minéral abondent sur les parois.
Plus loin, la Galerie du Filon se divise, on entre dans le Grand Labyrinthe.
Le sens de la visite fait que l'on arrive à un carrefour ; à droite se trouve
le départ un petit labyrinthe très fouillé ; à gauche, une pente très courte
qui mène à la Salle de l'étoile, dite Salle de l'Officier (appelée ainsi par
rapport au roman d'André Chamson). La voûte de cette salle est composée et blocs
agglutinés en un conglomérat compact.
A la fin du commentaire du guide, nous repartons pour rejoindre
le tunnel de sortie, creusé et aménagé en 2005 – 2006 et nous ferons un dernier arrêt afin
de contempler des empreintes de dinosaures découvertes lors du creusement du
tunnel.
Nous voilà au terme de la visite, le touriste a passé une heure sous terre et
a parcouru un kilomètre au sein d'une longue caverne qui détient 11 kilomètres
de réseaux souterrains répertoriés. |

"Caprice de la nature tel qu'on en
connait pas de semblable."
Edouard-Alfred Martel
Horaires :
Avril - Mai - Juin 10 H
00 - 17 H 30
Juillet - Août 09 H 30 - 18 H 30
Septembre 10 H 00 - 17 H 30
Octobre Novembre (jusqu'au dernier jour des vacances de la Toussaint) 10 H 30
- 16 H 30
Température intérieure : 10°C
Vêtements chaud quelle que soit la saison
Animaux acceptés en laisse à l'intérieur de la grotte

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